Test – Hoka One One Clifton

Pour limiter les blessures, on dit souvent qu’il faut changer de chaussures à chaque sortie, alors autant aussi changer de marque et de concept (de temps en temps). Venant du Trail, Hoka se développe de plus en plus, sur les courses, et aussi en triathlon (long et IM, comme sa grand présence à Kona cette année, voir l’article de Trimes), autant essayer ! Dès que l’on voit les Cilfton, on remarque bien qu’elle sont plus imposant que des chaussures de running habituelles ! Au premier abord, la semelle épaisse fait penser à une chaussure lourde avec beaucoup d’amortie, certes confortables mais plutôt plan plan.  Quand on les prend en main, (avant de les avoir aux pieds), premier revers, elles sont très légères et parfaitement équilibrées ! La semelle important est vite oubliée, puis quand on les enfilent, là, on comprend que le confort et l’amorti sont par contre de la parie 🙂 Go ! Des chaussures, reste des chaussures, pas de miracles  ! Il faut, malgré tout, un petit temps d’adaptation pour s’habitué à la dynamique légèrement différentes par rapport aux chaussures dites classiques. Le drop est faible et permet une attaque assez plate ou avant, à un petit détails près. L’effet de bascule quand on est sur l’avant de la chaussure, au delà des phalanges l’amorti est différent, un peu plus souple, du coup le déroulé de la foulée est facilitée. Avec les données de dynamiques de course Garmin, on note un très léger changement de la foulée pour même parcours/distance, même vitesse, mêmes conditions météo.
Mizuno Sayonara
Hoka Clifton

La version 3 est sensée être plus adapter aux triathlètes avec deux ou trois détails, comme le chaussant sans couture. Faut pas trop compter là dessus, c’est certes confortable mais les Zoot restent pour moi LA référence pour courir sans chaussettes et je ne tenterai pas avec les Clifton car le chaussant est quand même très proche des chaussures classiques (qui (sur-)chauffent les pieds après 3km). Le meilleur des deux monde ? Confort et légèreté ? Non, pas encore 🙂 Les Clifton sont très confortable sans sacrifier la dynamique de foulée et la performance, mais elle manque de relance et de réelle dynamique. Ce n’est pas dommageable, pour du long, c’est très appréciable de profiter d’un amortie excellent sans pour autant avoir la sensation d’avoir deux enclumes aux pieds. On reste quand même sur sa faim sur 10k, car malgré leur légèreté, l’accélération et les relance sont plus laborieuse qu’avec des Mizuno Sayonara ou Hitogami (pour un poids très proche). Surtout que sur cette distance l’amortie n’est pas primordial surtout si on est relativement léger (<70kg). Reste à voir la durée de vie de l’amortie, en générale, les chaussures classiques commencent à perdre l’amortie autour de 1000 km. Au feeling, on devait être un peu plus bas, environ 800km, car la quantité de mousse étant plus importante, il me semble qu’elle devrait se tasser, plus facilement. Cela reste à vérifier, et comme je vais tourner avec les autres paires, c’est pas demain que je vais arrivé à 800km 🙂 En conclusion, d’excellentes chaussures, qui changent un peu les sensations de courses, et offre une alternative appréciable. On les réservera plutôt pour du long (Semi et/ou Marathon) ; ou pour changer un peu ces habitudes.